« Si la lutte pour l’indépendance était progressiste, la gauche espagnole la soutiendrait »

La gauche espagnole a derrière elle une histoire éminemment digne sur le terrain de la solidarité internationale et la défense des droits des peuples : le soutien aux mouvements populaires en Amérique latine et la mobilisation contre les guerres au Moyen-Orient en sont de bons exemples. Mais malheureusement, à quelques exceptions près, elle n’applique pas les mêmes critères au cas catalan.

Ce n’est pas un problème nouveau ni unique ; une grande partie de la gauche française tourna le dos au mouvement indépendantiste algérien, et la majorité de la gauche britannique jamais ne fut solidaire du mouvement républicain irlandais.

Il apparaît évident que les partis de la gauche espagnole ont plus de mal à soutenir une lutte proche, qui touche directement l’état dans lequel ils vivent et où ils veulent gagner des votes, qu’un peuple lointain. De la même manière, ils ont du mal à remettre en cause le concept même de pays – « qu’est-ce que l’Espagne ? » – que la revendication de la république catalane met en doute.

Tôt ou tard ils devront reconnaître que les assauts du gouvernement espagnol contre les droits démocratiques d’autodétermination du peuple catalan finiront par mettre à mal toutes les forces progressistes en Espagne.

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