« Le référendum n’est pas constitutionnel »

Les partis unionistes insistent : « cela ne dépend pas de nous, le droit à décider n’a pas sa place dans la Constitution espagnole ». Mais eux-mêmes démontèrent définitivement cet argument en 2011. L’été 2011, le gouvernement socialiste, sous la présidence de José Luis Rodriguez Zapatero, accorda d’amender la Constitution espagnole en un temps record et sans référendum.

L’amendement se fit pour répondre à l’exigence de l’Union européenne -représentée alors par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy- d’introduire la stabilité budgétaire dans la Constitution espagnole. Ils gravèrent dans le marbre l’austérité pour toutes les institutions de l’État espagnol, du gouvernement central aux municipalités en passant par les gouvernements autonomes.

En laissant de côté le fait que le « déficit zéro » est un élément de foi néolibéral et très douteux en tant que stratégie de gouvernement, cela confirma ce qu’on savait déjà ; que lorsque la volonté d’amender la Constitution existe, on peut le faire. L’argument constitutionnaliste est une excuse, non un motif réel.

Par ailleurs, 600 juristes de Catalogne -dont Mercè Barceló, professeure de droit constitutionnel à l’Université Autonome de Barcelone et Enoch Albertí Rovira professeur de droit constitutionnel à l’Université de Barcelone- ont signé un manifeste dans lequel ils affirment que le référendum a toute sa place dans la Constitution espagnole en vigueur. A nouveau, il ne s’agit pas d’un problème légal ou constitutionnel mais bien politique.

FAQs  
 

Ce billet est également disponible en: English Español Català

Facebook