« Les prisonniers politiques sont des criminels »

Jordi Cuixart et Jordi Sánchez, en prison depuis le 16 octobre 2017, ainsi que le reste des prisonnier.e.s, n’ont été condamnés pour aucun crime. Ils sont accusés de « délits » inexistants et/ou clairement politiques.

Ils sont accusés de sédition, que l’Académie Espagnole de la Langue (RAE) définit comme « Soulèvement collectif et violent contre l’autorité, l’ordre public ou la discipline militaire, sans atteindre la gravité de la rébellion ». Aucun des prisonniers n’a exercé ni proposé la violence.

Les 9 prisonniers (à ce jour) le sont pour leurs idées et actes politiques, pour aucun crime ni rien qui ne soit légitime et démocratique. Si le PP et les tribunaux disent que ce qu’ils ont fait est illégal, cela en dit plus sur leurs lois et leur manque de respect pour la démocratie que de celui de ces prisonniers.

La réalité est que ces gouvernements autoritaires et leurs systèmes judiciaires peu indépendants ne reconnaissent jamais qu’il y a des prisonniers politiques. Ils disent toujours que ce sont de simples criminels.

Lluís Companys, Président de la Catalogne pendant la guerre civile, fut accusé sous les « lois » du régime en vigueur en 1940 et jugé par un simulacre de tribunal, incluant même un avocat défenseur, pour une série de « délits » qui incluraient sans problème la « sédition » dont on accuse les prisonniers politiques actuels. Aucun démocrate ne peut nier que son jugement et son exécution -assassinat, en réalité- avaient un caractère politique.

La dictature introduisit le « Décret-Loi du 18 avril 1974 sur la répression des délits de banditisme et terrorisme » ; de nouveau, on poursuivait des actions et opinions politiques comme étant des crimes.

Nelson Mandela fut jugé pour des actes politiques (qui incluaient, à la différence des prisonniers actuels, des actes violents). Mais il fut condamné comme un criminel et passa 27 ans dans les geôles de l’apartheid en Afrique du Sud. A cette époque, Margaret Thatcher, alors premier ministre britannique, taxa Mandela de « terroriste », mais aucun démocrate ne niait qu’il fût un prisonnier politique.

Tout cela -excepté les nombreuses différences- s’applique aux prisonniers politiques actuels.

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