Éducation

Compte rendu du groupe de travail sur l’éducation, lors de la rencontre Internationale organisée par WithCatalonia

samedi 16 décembre 2017, 17h

On constate un questionnement sur l’enseignement public catalan et le travail des enseignant.e.s. On essaye de transmettre que la soif de liberté exprimée dans la lutte pour l’autodétermination, a ses origines dans la manipulation exercée par les enseignant.e.s: des accusations telles que les enseignants incitent à la haine contre l’Espagne, qu’ils endoctrinent o qu’ils pratiquent la ségrégation… Ces termes font partie de l’offensive de l’état. Cette offensive vient de loin, mais la répression de l’état le 1er octobre et l’application de l’article 155 l’ont intensifiée. Un procès de criminalisation des enseignant.e.s catalan.e.s a vu le jour. Durant l’atelier, nous avons écouté des témoignages d’enseignant.e.s d’établissements scolaires qui ont été accusés, comme le lycée El Palau de Sant Andreu de la Barca. Mais aussi des syndicalistes comme Ramon Font.

L’immersion linguistique est visée et ils veulent imposer une seule lecture de l’histoire. Nous défendons la non séparation des élèves pour raisons de langue maternelle ainsi que l’immersion qui a permis d’acquérir la connaissance des deux langues, le catalan et le castillan. Ils veulent remettre en question le libre débat et l’esprit critique comme élément essentiel de la pratique de l’enseignement. On constate que cette offensive contre la liberté d’enseigner et la limitation de la liberté d’expression est un problème pour l’ensemble des enseignant.e.s de l’état et d’Europe. Cela arrive lorsqu’il y a une offensive endoctrinatrice, et pas uniquement à cause de la présence de la religion dans le programme mais aussi à cause de l’irruption des banques qui publicisent leurs produits financiers.

Nous avons estimé nécessaire qu’il faut défendre l’enseignement public catalan comme espace de cohésion et d’organisation populaire. L’école Arrels, école publique catalane de la Catalogne du Nord, a présenté son travail. Elle a partagé des expériences montrant comment de nombreux  établissements scolaires qui faisaient office de bureaux de vote le 1er octobre, ont vécu un mouvement puissant d’auto-organisation, dans lesquels des membres de la communauté éducative et des voisin.es ont tissé des liens de solidarité dans le but de défendre le référendum face à la répression policière, comme à l’école Mediterrània ou à la CFA Freire. Cette réorganisation populaire s’étend depuis les écoles maternelles jusqu’à l’université, avec des assemblées et des CDR’s. Il y a eu aussi des propositions de mobilisations venant de l’Assemblée Groge ou des réflexions des organisateurs de la grève indéfinie des enseignants des Iles Baléares contre le TIL.

Finalement, on peut conclure que ce qui est d’application actuellement en Catalogne, représente une menace à l’ensemble de l’enseignement public de l’état. Il faut élargir d’avantage la solidarité avec les enseignant.e.s agressé.e.s par la répression et en concrétiser une campagne. On envisage également la possibilité  d’étendre une campagne plus large pour la défense de la liberté d’enseigner et l’esprit critique. On propose aussi de partager les expériences qui en inviteraient d’autres à travers des conférences et des débats concernant la réalité catalane et la situation que nous vivons dans l’enseignement.

 

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