Varoufakis et des autres personnalités demandent a Pedro Sánchez la liberté des prisonniers politiques (#LlibertatPresosPolítics)

Varoufakis et des personnalités de différents domaines demandent au président espagnol la liberté des prisonniers politiques catalans

Ils promeuvent un manifeste dans lequel ils exhortent Pedro Sánchez à trouver des solutions démocratiques pour la Catalogne

Ce 10 septembre, Pedro Sánchez fête ses 100 jours d’exercice du pouvoir. La date coïncide avec la présentation d’une déclaration dans laquelle un ensemble de personnalités, aussi bien internationales comme espagnoles, exigent à Sánchez d’aller de l’avant en ce qui concerne la Catalogne.

Il y a actuellement neuf prisonniers politiques, un nombre croissant de politiciens et militants en exil et peu de signes d’une amélioration de la situation.

Sur cette toile de fond, la déclaration exige au gouvernement “d’exhorter les procureurs à agir devant les tribunaux dans le but de mettre fin aussitôt que possible à la détention préventive et de mettre fin aux accusations, notamment celle de rébellion, non basées sur des faits réels”. De plus, elle demande de “cesser la répression générale, et plus particulièrement les atteintes à la liberté d’expression, en abrogeant, par exemple, la “loi Gag” (Ley Mordaza). Enfin,  elle lui sollicite “d’abandonner l’attitude autoritaire du PP envers la Catalogne, basée sur l’utilisation des tribunaux et la police, et de prendre plutôt des mesures fondées sur le dialogue et la recherche de solutions politiques démocratiques ».

Parmi les signataires du monde politique : Yanis Varoufakis, homme politique et économiste grec; Andrej Hunko, porte-parole de Die Linke au Bundestag pour les affaires européennes; la députée et présidente de l’Alliance de gauche de Finlande (Vasemmistoliitto), Li Andersson; deux parlementaires de Suède; trois députés d’Irlande; la direction nationale de Razem, la référence en Pologne de Podemos Les signataires de l’état espagnol : Lucia Martín González, porte-parole du congrès d’En Comú Podem, ainsi que Sara Vilà Galán, sénatrice d’En Comú Podem.

Parmi les signataires du monde syndical figure la présidente du Congrès des syndicats écossais (le STUC, qui a soutenu à l’unanimité une position similaire lors de son assemblée annuelle il y a quelques mois). Il y a des signataires du monde académique très importants, tels que Boaventura de Sousa Santos. Les adhésions des mouvements sociaux englobent aussi bien des défenseurs des droits de l’homme dans le monde arabe comme Tithi Bhattacharya, coordinatrice de la grève internationale des femmes du 8 mars dernier.

La déclaration est coordonnée par WithCatalonia, un espace créé après le référendum du 1er octobre et qui a pour but de pour promouvoir la solidarité internationale des mouvements sociaux avec la Catalogne. Il compte actuellement sur un réseau diversifié de groupes de solidarité qui s’étend du continent américain à toute l’Europe et jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Aujourd’hui, WithCatalonia présente l’appel avec les premiers signataires. Désormais, le réseau a pour but de le diffuser comme outil pour promouvoir la défense de la démocratie et des droits de l’homme auprès d’autres personnalités politiques, syndicales, mouvements sociaux et personnalités culturelles, nationales et internationales, dans les mois à venir.

 

 

 

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